• Le tout-petit qui a tous !

    Comment Panasonic pouvait-il améliorer son fameux SD9, modèles miniatures filmant sur carte mémoire ? En lui offrant un zoom plus puissant et un viseur, une image à la colorimétrie plus naturelle et une sensibilité optimisée. C’est chose faite avec ce SD100.

    Camescope Panasonic HDC –SD100Panasonic frappe fort avec cet héritier du fameux HDC SD 9 ! Le HD-SD100 gagne un viseur et réuni les dernières technologies du constructeur : automatismes toujours plus intelligents, capteur tri CMOS, objectif Leica Dicomar X 12… l’appareil enregistre en AVCHD avec le son multi canal 5.1 sur carte mémoire SD/SDHC. Il existe une version jumelle avec disques durs de 60 GO, le HDC HF100.

    Un viseur sur un mini

    Son boîtier horizontal ultra compact rend le SD 100 facile à transporter. Sa manipulation est conviviale, grâce au viseur, certes fixe, mais relayé par un écran orientable, non directif et bien définie avec ses 300252 pixels. Tout est fait pour simplifier la vie du débutant. Ainsi, un guide de prises de vues affiche un message quand un panoramique et trop rapide. Plus classique l’Anti Ground Shooting interrompt la prise de vue quand l’enregistrement continu alors que l’on croit avoir éteint le caméscope. On apprécie l’aide au cadrage et à la composition de l’image matérialisée par la présence de grilles ou de ligne horizontale superposées à l’image filmée, ainsi que la mise sous tension automatique couplée à la fermeture et ouverture de l’écran, ou encore le contrôle intelligent du contraste.

    Seul reproche, la connectique a été curieusement regroupée derrière la batterie, ce qui impose d’ôter celle –ci pour brancher le port USB ou la prise HDMI. Il faut donc alimenter le caméscope via le bloc secteur pour visionner ses images sur un écran plat ou un vidéoprojecteur. Pas très pratique !

    On note par ailleurs l’absence d’entrées vidéo et audio, adieu donc la possibilité de convertir des VHS en dvd.

    Capturer l’imprévu

    En revanche, outre le démarrage rapide, mode QuickStart (en 0.6 seconde), l’appareil intègre une fonction très utile. Grâce à une mémoire interne, dès que le mode prerecord est activé, le caméscope stock 3 secondes d’images avant que la touche start/stop ne soit pressée. Idéal pour anticiper une action et capter le moment critique. La séquence est ajoutée au début de la scène tournée ainsi on ne rate plus un événement imprévu. Bien vu !

    Une tête bien faite

    Le SD100 et doté de trois capteurs CMOS 1/6" comportant chacun 520 kp  utiles pour la vidéo et un zoom optique X 12 de très bonne facture. Ce dernier débute par 42,1 mm en équivalents 35 mm. C’est hélas un peu juste quand on manque de recul. Signalons le zoom numérique à deux paliers. Quant au stabilisateur, certes optique, son efficacité est toute relative.

    De l’AVCHD sur carte

    L’appareil n’exploite que le format AVCHD. Dommage qu’il n’offre pas de mode vidéo standard en MPEG 2 pour augmenter l’autonomie d’enregistrement sur les cartes mémoire. On profite de quatre niveaux de qualité toutes en VBR pour optimiser l’espace mémoire en fonction du contenu de l’image : 1920 X 1080 à 17 Mbps, 1920x1080 à 13 Mbps, 1920x1080à 9 Mbps, 1440x1080 à 6 Mbps pour stocker respectivement 30, 40, 60 et  90 minutes sur une carte de 4 Go. Nos essais sur mire et sur le terrain ont montré que le SD 100 reproduit pratiquement les 1920 points ligne avec un excellent piqué et des arrière-plans très nets. Et ce quel que soit le niveau choisi, même en mode eco, Car l’on fait difficilement la différence entre un affichage en 1440 x 1080 et en 1920 x 1080. Le choix du débit se remarque surtout sur la fluidité des mouvements. On repère alors notamment plus de bruit dans l’image enregistrée à 6 Mbps. Mais aucun effet de mosaïque ni gel d’image n’a été observé lors des tests, ce qui montre la capacité de traitement du processeur vidéo. Un très bon point également pour la colorimétrie, subtil et naturelle. On apprécie la prise en charge du mode xvColour qui étend la gamme des couleurs. Attention, pour en bénéficier, il faut que le diffuseur soit compatible xvColour.

    Sensibilité, 2 lux au 1/25

    Le point fort, par rapport au SD9, est la sensibilité annoncée pour 2 lux au 1/25, valeurs que nous avons effectivement vérifiés. De fait, en filmant en automatique dans un environnement sombre, la vitesse d’obturation descend au 1/25 d’où des saccades sur les mouvements. Pour s’en affranchir, il faut passer en manuel pour bloquer la vitesse d’obturation au 1/50, et ouvrir le diaphragme au maximum. Dans ce cas, la sensibilité et plus proche de 4 lux, ce qui est moins flatteur ! Le mode Color Night View rend le caméscope opérationnel jusqu’à 1 lux, mais crée des rémanences ou des saccades sur les mouvements.

    Fonctions intelligentes

    La panoplie d’automatismes du SD100 est impressionnante. Ceux-ci sont rarement pris en défaut dans des conditions normales. Le mode iA active les fonctions de stabilisation d’images, de correction du contraste est celle de détection des visages qui règle l’exposition, la mise au point et adouci la couleur de la peau. Le contrôle intelligent du contraste mesure l’intensité de la lumière ambiante et règles l’exposition en conséquence. Il permet d’éviter les zones délavées ou les ombres bouchées et tient compte des parties claires et sombres pour offrir le meilleur compromis. Enfin, le sélecteur de scène analyse la situation et choisi le mode de prises de vue qui optimisera le résultat. En lecture, on peut afficher les images animées et fixes via une sélection par date ou en ignorant les scènes floues ou instables.

    Blague multifonctions

    Les réglages de base s’effectuent via une bague multifonctions très pratiques. Placés sur l’objectif, elle donne accès à l’iris, la balance des blancs, l’obturateur, la mise au point. Quand on tourne la bague pour obtenir le point, le milieu de l’écran s’agrandit quelques secondes pour faciliter l’opération. Par ailleurs, avant enregistrement, on peut ajuster la netteté, la couleur et la luminosité de l’image. La balance des blancs comporte 4 préréglages et un mode manuel. La fonction Zébra sert à gérer la saturation des partis lumineuses de l’image, un histogramme reproduit, sous forme graphique, la distribution de la lumière sur toute la scène. Le degré de lumière mesurée au centre de l’image est affiché en pourcentage, ce qui aide l’opérateur quand il filme un sujet en contre-jour ou pour maintenir le même degré de lumière sur le sujet quand les conditions d’éclairage changent. Les vitesses d’obturation sont gérables du 1/50 au 1/8000. Seul effet, le fondu au noir ou aux blancs.

    Photos à 2.1 Mp

    Les photos sont au format 1920x1080 (2.1 Mp). On dispose du Dual Record pour stocker en Full HD une ou plusieurs photos de l’image filmée. Notez le retardateur à 2 ou 10 secondes, le mode rafale à 25 images par seconde et le flash à trois niveaux d’éclairage.

    Microzoom

    Le caméscope capte le son en multi canal grâce à ses 5 micros intégrés. Le niveau de chaque microphone ne peut pas être réglé individuellement, mais il reste contrôlable sur les cinq bargraphs qui s’affichent sur l’écran en mode 5.1. Toutefois, le niveau général est paramétrable. Pour capter les sons éloignés, la directivité des micros intégrés est réglable selon trois modes : Surround en 5.1, zoom ou focus. A cela s’ajoute un circuit coupe-vent commutable.

    Montage sur pc

    Rappelons que le format AVCHD se décline en deux versions, celle de Sony et celle de Panasonic, qui hélas ne sont pas compatibles entre elles. Résultat, les images filmées avec ce caméscope ne sont pas lisible avec un logiciel Sony, comme Picture Motion Browser. Il faut donc faire appel aux logiciels HD Writer 2.6E fournie afin de les lire ou les transférer de la carte mémoire vers un pc, via le port USB. Pour les afficher sur une tv, vidéoprojecteur, moniteur, on dispose d’une sortie en qualité standard, via la prise A/V qui délivre un signal vidéo composite. Pour la haute définition, on se tournera vers la mini prise HDMI et celle en composante analogique. Le caméscope exploite les avantages de la carte mémoire. Dès que l’on passe en mode lecture, il affiche des vignettes représentant le début de chaque séquence enregistrée. Le logiciel fourni permet le transfert, la lecture des vidéos sur un pc, le montage simple et la conversion de l’AVCHD dans un autre format afin de graver un dvd. Pour monter d’une manière plus pointue, il faut recourir au logiciel dédié capable de prendre en charge l’AVCHD de Panasonic, comme Studio Ultimate de Pinnacle, par exemple, ainsi que nous l’avons vérifié !

    Gravure sans pc, liaison intelligente

    Il est possible de raccorder sur le port USB le graveur externe Panasonic qui sera alors pilotable depuis le caméscope par une seule touche. On peut ainsi stocker les rushs de la carte mémoire sur dvd en AVCHD. Par ailleurs, les photos contenues sur la carte mémoire sont exploitables avec une imprimante Pictbridge, sans passer par un ordinateur. Si le SD100 est connecté à un téléviseur Panasonic compatibles Viera Link, via le câble HDMI, la télécommande du téléviseur peut contrôler la lecture tandis que l’entrée de celui –ci est automatiquement commutée sur le caméscope pour afficher les images.

    Lire la suite...


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique